Discours du Maire

PAGE 3.  DIBOMBARI : TERRE D4ACCUEIL ET D’OPPORTUNITES

 

 

Créée en 1955 par la loi n° 1489 du 11 Novembre 1955, la Commune de DIBOMBARI est située dans le Département du Moungo Région du Littoral. Elle est limitée au Nord par la Commune de BONALEA ; au Sud par la Commune d’Arrondissement de Douala IV dans le Wouri ; à l’Ouest par la Commune de Tiko dans le Département du Fako (Région du Sud-Ouest) et à l’Est, par les communes d’Arrondissement de Douala IV et V.

 La Commune de DIBOMBARI s’étend sur une superficie de 150 Km2. Elle compte 38 villages repartis en deux Cantons : le canton PONGO qui qui regroupe 20 villages et le canton BAKOKO qui compte 18 villages.  Sa population totale de nos jours estimée à 18 000 habitants. Avec, Selon les données du PCD de 2012, 5100 de femmes contre 49 00 d’hommes ;  43 00 de jeunes de moins de 35 ans 380 00 d’adultes et moins de 20 de vieillards de plus 80 ans. Les personnes vulnérables (handicapés, orphelins, personnes âgées) représentent 8,5  de la population totale.

 

 Si la majorité de cette population est constituée des autochtones PONGO et BAKOKO, on rencontre également à DIBOMBARI une mosaïque de peuples originaires de plusieurs Régions qui cohabitent avec la population locale. La proximité de l’arrondissement avec la grande métropole Douala, l’érection de la zone industrielle, la disponibilité des terrains habitables et la crise des Régions anglophones influencent le flux massif des populations dans la zone et son peuplement très accéléré de ces derniers temps. De ce fait la langue prédominante est le française suivie du Pongo, le Bakoko, le Bankon. On y retrouve aussi le Pidgin-English dû à la présence des ressortissants des Régions anglophones et du Nigeria. Ces populations cosmopolites cohabitent pacifiquement dans un climat de vivre ensemble perfectible dans toutes les situations de la vie communautaire : marchés périodiques, pratiques religieuses, animations culturelles, participations aux rassemblements populaires…

 Sur le plan physique, DIBOMBARI présente un  relief est en majorité constitué des plaines et des plateaux de basses altitudes, nuancé par de petites montées aux pentes douces. Le climat est de type équatorial sec et humide avec deux saisons : une saison sèche de Novembre à Mars et une saison de pluies d’avril à octobre. Les sols quant à eux sont de nature hydro morphes aux abords des cours d’eaux et ferralitiques, de texture argilo-sableux sur les plaines. L’hydrographie de la Commune de DIBOMBARI est abondante. Les petits cours : Pepele, Mbouboulan, Ewondo, Nkengue, Dipo, Essake, Ewoulo… alimentent le bassin de l’atlantique et ses affluents le Nkam, le Moungo, le Wouri.

La végétation est constituée de savanes arbustives dans les zones péri-urbaines et les zones de jachères ; de forêts secondaires et forêts galeries et de mangroves aux abords des fleuves. Toutes ces formations végétales sont aujourd’hui menacées à causes des exploitations multiples d’une part, et le phénomène d’urbanisation d’autres parts. Quant à sa faune, elle ne compte que quelques especes mineures qui se raréfient de jour en jour telles que les reptiles (serpents, varans), les singes, les rongeurs, les cervidés et une importante faune marine           .

 

Sur le plan économique, l’agriculture est la principale activité. A côté des  plantations villageoises qui produisent les cultures vivrières des tubercules, du plantain, des légumes, des fruits (…) on rencontre des complexes agroindustriels de la SOCAPALM et de MBOH Plantations qui font dans la production et la transformation de palmier à huile, l’hévéa et la banane, principaux cultures de rentes de la localité. En outre, DIBOMBARI est devenu un véritable centre d’incubation des techniques agricoles modernes depuis la reformation de l’Ecole Technique d’Agriculture (ETA).

L’aménagement d’une zone industrielle à son entrée Sud a favorisé l’implantation de nombreuses industries faisant de notre Commune le principal poumon économique du Departement du Moungo. Les principales entreprises sont : Source du Pays ; SOCAPALM ;  OLAM-CAM ; SITRABCAM ; SOTICAM ; STRATEX ; CHA-CHA ; WFI 

L’artisanat est l’activité qui occupe la majeure partie de la population. Il intervient pratiquement dans tous les secteurs mais les plus célèbres sont la transformation du manioc en Miondo et la cueillette du vin de palme.

L’élevage quant à lui est basé sur le poulet et les porcins et de plus en plus présents, les bovins qui pratique encore sous forme de nomadisme pastoral.

 

En éducation, tous les ordres d’enseignement des deux systèmes cohabitent à DIBOMBARI.

  • En éducation de base, la commune compte 9 ecoles maternelles et 19 écoles primaires publiques, dont 5 bilingues et 1 anglophone. On retrouve également une trentaine d’écoles privées laïques et confessionnelles.
  • Au niveau du secondaire, DIBOMBARI dispose de 2 Lycées Bilingues (Bomono et Bekoko), un lycée et un CETIC et une SAR d’Application à Dibombari, un C.E.S à Bonamateke. A côté de ces structures étatiques, on y rencontre également une floraison de collèges privés laïques et confessionnels
  • L’enseignement supérieur et professionnel est matérialisé par la présence de l’institut ISTEC à Adibou, de l’Ecole Technique d’Agriculture (ETA) de DIBOMBARI, la Kadji Sport Academy (KSA) à Bekoko.

Cet ensemble d’offre éducative fait du taux de scolarisation du DIBOMBARI l’un des plus élevé du Département avec 86,4 0/0 par rapport au nombre d’enfants en âge de fréquenter.

 

En sante, la carte sanitaire de DIBOMBARI présente un hôpital de District à Dibombari-centre ; 5 centres de santé intégré ; 3 cases de santé publique, 2 cases de santé communautaire et 8 centres de privés.

Le foisonnement des infrastructures sociales de base, la diversité des activités économiques, une population dynamique sans oublié son importante réserve foncière vont de la commune de DIBOMBARI une terre d’accueil et d’opportunités où operateurs économiques, chercheurs d’emploi, élèves et étudiants ou tout simplement les retraités en quête d’une vie paisible, de trouver dans cette collectivité, un cadre idéal pour leur épanouissement.